20 décembre 2012

The Ice Book est peut-être la plus petite scène de théâtre au monde ! Ce livre pop-up s’anime grâce aux jeux de lumière et aux projections des fabuleux Davy et Kristin McGuire. Un instant magique pour journée glaciale !

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15 décembre 2012

Mon premier invité mystère est un duo ! Deux graphistes rencontrés dans un atelier au cœur de Paris : Aurore Jannin et Laurent Pinon. Ils ont réalisé 1917, un élégant catalogue d’exposition. Le soin apporté à la fabrication, la finesse typo, l’impact visuel de leur couverture m’ont donné envie de leurs poser toutes sortes de questions ! Voici donc le fil de notre entretien…

VOUS

Qu’est-ce que « P&J » ?
C’est l’association de deux graphistes, Laurent Pinon et Aurore Jannin. On s’est rencontrés dans une fête. Nous avions des clients en commun comme le Centre Pompidou et nous nous sommes dit que ce serait pratique de se donner des coups de main pendant les vacances. Et ça a démarré tranquillement comme ça… Puis nous avons répondu ensemble au concours pour l’expo 1917 et fait quelques livres ensemble. Mais nous gardons aussi chacun nos clients, nous restons indépendants et ne partageons pas d’espace pour l’instant.

Comment êtes-vous devenus designer éditorial ?
Aurore : Je dessine depuis toujours. Je suis donc arrivée naturellement en arts appliqués. Après mes études, j’ai travaillé dans une agence de com qui faisait beaucoup de journaux d’entreprises et de magazines institutionnels où j’ai eu l’occasion de travailler avec Susanna Shannon. Donc assez vite, j’ai été projetée dans le monde de l’édition. Ensuite j’ai travaillé en freelance pour Beaux Arts magazine et d’autres magazines. Ce qui m’a plus immédiatement c’est le travail d’équipe avec les rédacteurs, les iconographes, les secrétaires de rédaction, les éditrices, les chefs de fabrications…

Laurent : en faisant l’école Estienne puis les Arts Décos où j’ai fais la section Photo (je voulais être photographe) mais j’ai dû bosser l’été dans une boîte de packaging et je suis resté graphiste. C’était très intéressant d’un point de vue typo et mise en page, car il y avait toujours un problème de place sur les packs. Je suis arrivé dans l’édition en travaillant avec des artistes que j’avais rencontrés aux Arts Décos : Xavier Veilhan, Pierre Bismuth et Pierre Huygue. Pierre Bismuth m’a d’abord appelé pour faire son premier catalogue, et m’a demandé ensuite de collaborer à la conception d’une revue d’esthétique et d’art contemporain, Exposé, qui était très confidentielle et ressemblait plutôt à un livre. À cette occasion, j’ai rencontré Frédéric Migayrou et nous avons collaboré sur plusieurs catalogues d’architecture pour le Centre Pompidou. Au hasard des rencontres, j’ai fait d’autres bouquins d’architecture pour le Frac Centre et les Éditions HYX. C’est donc maintenant une petite spécialité et ça me convient très bien ! Ensuite ça s’est enchaîné, par rebonds, et j’ai lâché la boîte de packaging pour ne faire que de l’édition. Non ! Je fais aussi de la signalétique et de l’identité visuelle. J’ai aussi collaboré avec Xavier Veilhan sur des « tableaux photographiques » ainsi que la pochette de Air, Pocket Symphony, et ensuite j’ai fait leurs trois albums suivants.

LE LIVRE

Quel est le sujet de « 1917 » ?
Aurore : L’année 1917 ! L’art, la guerre, la politique, la littérature, l’industrie… en 1917. Le point de départ de l’exposition est la présentation du rideau de scène du ballet Parade que Picasso a peint en 1917 et qui est sa plus grande œuvre connue (10,50 m x 16,40 m).

Dans quelles circonstances le livre a-t-il été imprimé ?
Aurore : Une éditrice avec qui j’avais déjà travaillé m’a proposé de répondre à un concours pour la création du catalogue, de la signalétique, de la communication et des produits dérivés de l’exposition 1917 au Centre Pompidou de Metz. Comme cela me semblait difficile d’assumer la charge de travail seule, je me suis associée à Laurent qui a de l’expérience en signalétique (quai Branly et le FRAC Centre). C’était l’opportunité de faire quelque chose ensemble !

Laurent : La collaboration est très intéressante dans le sens où c’est une façon très différente de travailler. Les idées rebondissent entre nous deux. Du coup, on va plus vite et plus loin surtout. On peut ouvrir beaucoup plus la création à deux que tout seul. Tout seul on aura des idées qui sont sûrement bonnes mais à deux, on aura ces même idée mais aussi le troisième étage qui est la confrontation de chacune de ces idées.

  1. 1917 (couverture proposée lors du concours) AUTEURS Claire Garnier et Laurent Le Bon ÉDITEURS Camille Aguignier, Claire Bonnevie et Clémentine de La Feronnière pour les Éditions du Centre Pompidou-Metz GRAPHISME Laurent Pinon et Aurore Jannin (P&J) FABRICANT Dominique Oukkal.
  2. 1917 (édition limitée avec tranche sérigraphiée) AUTEURS Claire Garnier et Laurent Le Bon ÉDITEURS Camille Aguignier, Claire Bonnevie et Clémentine de La Feronnière pour les Éditions du Centre Pompidou-Metz GRAPHISME Laurent Pinon et Aurore Jannin (P&J) FABRICANT Dominique Oukkal Acheter ce livre. Ce n’est pas l’édition limitée.
  3. Croquis au crayon et gouache du razzle dazzle (camouflage) d’un HMS Order n°21, de type « Azalée », en 1917. Imperial War Museums, Londres.
  4. Autres dazzle ships.
  5. Croquis à l’encre, aquarelle et gouache du camouflage du Texas, un cargo réquisitionné lors de la Première Guerre mondiale. Musée national de la Marine, Paris.

LES INFLUENCES

Quelles ont été vos influences pour la couverture et la maquette de ce livre ?
Aurore : Les dazzle ships. C’est absolument impressionnant graphiquement !

Laurent : C’est une technique de camouflage inventée par Norman Wilkinson pendant la guerre de 1914-1918. C’étaient des motifs très contrastés peints pour brouiller les pistes en brisant la ligne des bateaux. Cela empêchait les navires ennemis de comprendre la structure des bateaux et de savoir où tirer pour les couler. Ce n’était pas fait pour les dissimuler, c’est un peu comme le camouflage animal… comme les gros yeux sur un papillon qui ressemblent à la tête d’un animal plus impressionnant que lui ! On connaît surtout les rayures noires et blanches mais ce qui est intéressant, c’est qu’il y a eu beaucoup de variations car leur création étaient confiée à des artistes… rayures, lignes en perspectives, triangles effilés, lignes superposées croisées… Tout ça se rapproche évidemment du cubisme et de la peinture moderne de l’époque !

C’est l’artiste Xavier Veilhan qui me l’avait fait découvrir car il s’intéresse beaucoup à la simplification des objets, aux silhouettes et à d’autres systèmes de représentation. J’avais ça dans un coin de mon cerveau et on est retombé dessus un vendredi ou un samedi soir en faisant une recherche sur internet sous le terme  » 1917 « . Aurore m’a ensuite envoyé un mail en disant « Je crois que c’est vraiment ça qu’il faut choisir ».

Aurore : On avait la guerre et l’art ! Et ça marchait partout : sur les affiches, en signalétique ! C’était un système, une charte graphique !

Pourquoi avez-vous fait évolué le camouflage de la couverture ?
Laurent : C’est tout simplement parce que Sol LeWitt était programmé presque en même temps et que nous étions trop proche visuellement ! Du coup, nous nous sommes éloignés des razzle dazzle anglais qui, en plus, n’ont pas été utilisés par les français. Nous avons travaillé sur des formes beaucoup plus irrégulières et des couleurs provenant de gouaches de bateaux trouvées au musée de la marine… Il y avait toujours la composante noire qui donne le plus de déstructuration mais avec des roses, des verts, des jaunes pâles… des couleurs qu’on n’imagine pas du tout sur un camouflage militaire !

C’est beau, ça doit améliorer le moral des troupes !

Laurent : Oui, ça me fait penser à cette comédie américaine de Blake Edwards «Opération jupons» où ils repeignent un sous-marin en rose !

Je ne connais pas mais ça doit être déstabilisant pour les aviateurs ! On peut imaginer que Marilyn Monroe est dedans et hésiter à tirer !

LE PROCESS

Pouvez-vous nous raconter comment vous avez travaillé ?
En gros, nous nous divisons le travail : Laurent est plus sur la conception et moi sur la réalisation. Mais nous nous concertons pour tout.

Y a-t-il eu un brief, des contraintes formulées par le client ?
Aurore : Pas de contrainte si ce n’est le contenu, très riche et qui s’étoffait au cours des recherches. Le livre fait 600 pages, a 2 millions de signes ce qui est absolument monumental ! Il souhaitait un graphiste capable de réaliser le livre dans les règles de l’art plutôt que du joli graphisme.

Le catalogue est également riche de plus de mille images, de la douille d’obus sculptée dans une tranchée à des œuvres d’art majeurs, cela a dû être compliqué à organiser. Comment avez-vous travaillé ?
Aurore : L’éditeur avait déjà bien pensé le livre et choisi de le découper en 3 parties :
– les essais.
– le dictionnaire qui présente des biographies des artistes et sujets présentés dans l’expo et des entrées thématiques.
– l’almanach avec l’éphéméride, les événements-clés, des citations, le vocabulaire des poilus.

L’éditrice a fourni une liste des œuvres avec celles à placer en grand et en petit dans le livre donc notre boulot a été de réaliser une maquette fonctionnelle puis de gérer les contraintes et les emplacements d’images dans le peu de marge possible. Pour la deuxième partie du livre – le dictionnaire – les images prennent ainsi la largeur d’une, deux ou trois colonnes. Après nous avons trouvé des petites astuces pour dégager un peu les images en mettant des petits retraits pour être moins monotone. Mais notre contrainte première était le respect de l’ordre alphabétique et notre objectif le respect de la hiérarchie des informations avant de faire des jolies pages. Il y a eu beaucoup de travail de construction, de calculs d’espaces, d’ajustements des filets !

Laurent : C’était beaucoup de logistique : faire rentrer tant d’information dans tant de centimètres carrés !

Aurore : InDesign est un outil fantastique ! Une grosse phase de préparation, de feuilles de styles imbriquées, de variables, permet d’automatiser la production et d’ajuster ou de changer la créa à tout moment.



LA CRÉATION

Le travail typographique est très fin dans votre livre. Quelles sont les typos utilisées dans ce catalogue ?
Aurore : C’est ce qu’on aime bien faire. Le choix a été très rapide :
— les titres forts en Knockout (Hoefler & Frere-Jones).
— le Chronicle Text (Hoefler & Frere-Jones) pour le texte courant.
— la Neuzeit® office :  pour toutes les infos techniques. Elle a été conçue en 2006 par Akira Kobayashi, Type director chez Linotype et elle est très belle. Elle n’existe qu’en regular, bold et italique mais elle a un œil tellement ouvert qu’elle est très lisible en petit. En très petit, ça marche toujours ! C’est donc un bon outils pour la signalétique !
— une mécane d’accompagnement pour les lettrines et les ouvertures de parties.
– les citations de l’almanach en Archer pour qu’elles aient l’air tapées à la machine mais fines.
Je prend souvent mes typos chez Hoefler & Frere-Jones. Elles sont très bien dessinées, les approches sont bien travaillées, les familles sont très complètes et elles sont en opentype.

Laurent : Nous n’avions pas envie de faire du « faux-vieux », d’imiter mais nous avons quand-même regardé dans les journaux comment les typos étaient à l’époque.

Aurore : C’était difficile de trouver quelque chose de récurrent. Les typos changeaient tout le temps. C’étaient des typos à empattement très grasses et lourdes ou très molles genre art nouveau. Mais nous avons trouvé cet effet ombré que nous avons utilisé pour les lettrines et ce système de filets notamment en vaguelettes.

Laurent : Et c’était déjà très différent selon les pays. Les américains étaient déjà dans une imagerie pop… il y a cent ans ! Les allemands sont plus dans les gothiques… Et on s’est rendu compte également que les journaux de 1917 n’utilisent pas forcément des typos dessinées en 1917 mais peuvent utiliser des typo dessinées en 1860 ou 1900, comme nous aujourd’hui.

Aurore : Du coup, on a choisi les typos plutôt en fonction du contenu. Pour le dico et l’almanach, nous avons  choisi des typos très lisibles. Je regrette juste de ne pas avoir pu prendre des typos plus européennes pour coller au sujet. Et pour le titre du livre – comme il était court – il fallait qu’il devienne une image ! Les typos que nous avons essayé étaient trop reconnaissables et pauvres. Du coup, Laurent l’a redessiné.

Laurent : La typo est géométrique et pure comme de la peinture ! Le titre fait ainsi vraiment partie du camouflage.

Comment avez-vous défini la palette de couleurs ?
Laurent : Nous nous sommes inspirés des journaux de l’époque qui étaient imprimés en deux couleurs. Notamment le rouge orangé qui donnait les tons chairs quand il était tramé. Nos titres foncés ne sont pas en noir mais en terre d’ombre, qui, tramée, donnent de la chaleur… C’est plus riche visuellement mais c’est une technique que nous n’utilisons plus car c’est maintenant plus cher d’utiliser deux tons directs que la quadri. Nous avons essayé d’aller à l’os du système, au squelette !

Le livre a-t-il une finition spéciale ?
Laurent : Pour l’édition limitée, le camouflage a été prolongé en sérigraphie sur les tranches. Le camouflage du livre est donc total, comme une peau. Nous nous étions d’ailleurs censuré en pensant que ce serait trop coûteux et nous avions proposer de réaliser plutôt un coffret.

Aurore : Avec trois livres séparés comme ce coffret de Sophie Calle. Mais Laurent Le Bon préférait un gros pavé pour que son concept ne soit pas éclaté. Ce livre n’est pas juste un catalogue d’expo : il y a un tel apport de contenu que c’est, en soit, une pièce de l’exposition !

Laurent : Et nous avons choisi d’imprimer la couverture sur une toile en référence aux toiles d’avion, aux capotes de soldats, aux bâches de camions pour faire apparaître le matériau sous la couleur.

Aurore : Nous avions choisi une toile huilée beige avec un trame plus grosse mais les délais étaient trop courts et le risque trop grand ! Nous comptions sérigraphier le blanc pour que ce ne soit pas parfait, que ça laisse la toile apparaître par endroits.

Laurent : Comme de la peinture, que ce soit entre un tableau et un camouflage militaire. Nous avons d’abord pensé qu’il fallait peindre cette couverture mais c’était trop « peinture » ! Il fallait que ce soit entre le peint à la main et l’industriel. Du coup, ce sont redevenus des aplats vectoriels mais retravaillés sur les bords.

Aurore : Le papier est un Munken sauf l’almanach…

Laurent : qui est un papier recyclé un peu teinté, le Cyclus. On sent que c’est un papier de grande diffusion, proche du papier journal.

LES AUTRES PISTES

Aviez-vous explorées d’autres pistes que vous aimeriez partager ?
Aurore : Oui, nous avons d’abord réfléchi à des images composites puisqu’on ne pouvait pas montrer une œuvre en particulier.

Laurent : Et on se demandait comment dire la guerre, l’art, la politique et toute une année… Par un puzzle d’images qui arrivait à parler de tout ? Comment faire ce puzzle ? Sous forme de triangles, de lignes d’images identiques un peu comme un bout de film ? Et l’idée des dazzle ships est tombée in extremis.

Aurore : L’autre idée tournait autour du design génératif. C’est passionnant toutes les images que tu peux construire sur ce principe ! On pouvait faire un diagramme des événements artistiques avec 1917 comme espace temps et les zones géographiques réparties autour de Metz. Et tracer les liens entre les œuvres et les événements, les artistes entre eux, etc. Cette proposition a beaucoup séduit Claire Garnier mais n’était pas réalisable car il aurait fallu quelqu’un dédié entièrement à ça, tout répertorier, faire un tableau… Les éditeurs nous ont également fait travailler sur la piste de l’explosion mais ce n’était pas convaincant.
 
L’EXPÉRIENCE

Avez-vous fait face à un défi particulier sur ce projet ? Avez-vous appris quelque chose de spécial en travaillant sur ce projet ?
Aurore : Non, je crois que ce projet est tombé au bon moment, que nous avions l’expérience requise pour le faire. Je n’ai pas été trop impressionnée même si parfois c’était stressant, nous dormions au bureau… Mais nous avions une bonne organisation… Nous avons monté plusieurs pages types pour voir s’il apparaissait des cas particuliers et demandé à Claire Garnier d’indiquer les œuvres à mettre en grand… C’est des questions qui viennent avec l’expérience !
 
LE BONUS

Quels sont vos livres préférés et pourquoi ?
Aurore : La conversation, un livre photo d’Hans Gissinger et du chef Marc Meneau, imprimé à 2000 exemplaires. L’histoire dit qu’ils ont fait venir une Heidelberg à New York pour l’imprimer en trichromie ! C’est un livre splendide, proche du livre d’artiste et dont la qualité d’impression est remarquable…

Laurent : Un gros livre sur Saul Bass, pour son contenu plutôt que pour l’objet… du graphisme comme on ne sait plus en faire… des bons gros logos intelligents et surtout graphiques !
Et un autre sur Alexey Brodovitch. C’était le seul directeur artistique autorisé à recadrer les photos de Cartier-Bresson qui pensait que ça améliorait ses photos ! Ses mises en pages  pour Harper’s Bazaar étaient incroyables, surtout en typographie !  C’est le premier graphiste qui m’ai tapé dans l’œil !

Merci Aurore et Laurent.

  1. La conversation (coffret et ses deux livres) AUTEURS Marc Meneau et Hans Gissinger ÉDITEUR Édition limitée et imprimée à la main en lithographie, 3 couleurs PHOTOGRAPHE Hans Gissinger.
  2. Saul Bass: A Life in Film & Design AUTEURS Jennifer Bass et Pat Kirkham ÉDITEUR Laurence King Publishing GRAPHISME Jennifer Bass, sa fille Acheter ce livre en anglais.
  3. Alexey Brodovitch AUTEUR Gabriel Bauret ÉDITEUR Assouline Acheter ce livre.
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7 décembre 2012

Motifs floraux, couleurs sourdes, typos manuscrites : voilà ce qu’inspirent les romans de Jane Austen ! Mais dans une centaine de variations graphiques puisque ses textes sont tombés dans le domaine public et sont très appréciés. Je me suis donc amusée à les comparer et vous ai concocté une sélection des plus belles couvertures… Enjoy !




  1. Pride and Prejudice AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR Penguin Books GRAPHISME Coralie Bickford-Smith Acheter ce livre en anglais.
  2. Emma AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR Penguin Books GRAPHISME Coralie Bickford-Smith Acheter ce livre en anglais.
  3. Sense and Sensibility AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR Penguin Books GRAPHISME Coralie Bickford-Smith Acheter ce livre en anglais.
  4. The Complete Novels AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR Penguin Books GRAPHISME Kelly Blair Acheter ce livre en anglais.
  5. Mansfield Park AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR Dtv Deutscher Taschenbuch GRAPHISME à venir Acheter ce livre en anglais.
  6. Orgueil et préjugé AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR Rocher GRAPHISME Tania Capron et Karen Pétrossian Acheter ce livre.
  7. Emma AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR Dtv Deutscher Taschenbuch GRAPHISME à venir Acheter ce livre en allemand.
  8. Anne Elliot AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR Dtv Deutscher Taschenbuch GRAPHISME à venir Acheter ce livre en allemand.
  9. Pride and Prejudice AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR Barnes and Noble GRAPHISME Jessica Hische Acheter ce livre en anglais.
  10. Sense and Sensibility AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR Barnes and Noble GRAPHISME Jessica Hische Acheter ce livre en anglais.
  11. Seven Novels AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR Barnes and Noble GRAPHISME à venir Acheter ce livre en anglais.
  12. Sense and Sensibility AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR projet pour Penguin Books GRAPHISME Cargo Collective.
  13. Emma AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR projet pour Penguin Books GRAPHISME Cargo Collective.
  14. Mansfield Park AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR John Murray DIRECTEUR DE CRÉATION Auriol Bishop GRAPHISME à venir Acheter ce livre en anglais.
  15. Persuasion AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR John Murray DIRECTEUR DE CRÉATION Auriol Bishop GRAPHISME à venir Acheter ce livre en anglais.
  16. Sense and Sensibility AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR John Murray DIRECTEUR DE CRÉATION Auriol Bishop GRAPHISME à venir.
  17. Emma AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR projet pour Penguin Books GRAPHISME Cargo Collective.
  18. Sense and Sensibility AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR projet pour Penguin Books GRAPHISME Cargo Collective.
  19. Pride and Prejudice AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR projet pour Penguin Books GRAPHISME Cargo Collective.
  20. A truth universally acknowledged : 33 reasons why we can’t stop reading Jane Austen AUTEUR Susannah Carson ÉDITEUR Particular Books GRAPHISME à venir Acheter ce livre en anglais.
  21. A truth universally acknowledged : 33 reasons why we can’t stop reading Jane Austen AUTEUR Susannah Carson ÉDITEUR Penguin Books GRAPHISME à venir Acheter ce livre en anglais.
  22. Jane Austen made me do it AUTEUR Laurel Ann Nattress ÉDITEUR Ballantine Books GRAPHISME à venir Acheter ce livre en anglais.
  23. A Jane Austen Education: How Six Novels Taught Me About Love, Friendship, and the Things That Really Matter AUTEUR William Deresiewicz ÉDITEUR Penguin Books GRAPHISME à venir Acheter ce livre en anglais.
  24. Northanger Abbey AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR Vintage, Random House GRAPHISME à venir ILLUSTRATION à venir Acheter ce livre en anglais.
  25. Mansfield Park AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR Vintage, Random House GRAPHISME à venir ILLUSTRATION à venir Acheter ce livre en anglais.
  26. Emma AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR Vintage, Random House GRAPHISME à venir ILLUSTRATION à venir Acheter ce livre en anglais.
  27. Sense and Sensibility AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR Vintage, Random House GRAPHISME à venir ILLUSTRATION à venir Acheter ce livre en anglais.
  28. Coffret AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR projet personnel GRAPHISME ET ILLUSTRATION Tess Yoonji Lee.
  29. Sense and sensibility AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR projet personnel GRAPHISME ET ILLUSTRATION Tess Yoonji Lee.
  30. Pride and prejudice AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR projet personnel GRAPHISME ET ILLUSTRATION Tess Yoonji Lee.
  31. Mansfield Park AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR projet personnel GRAPHISME ET ILLUSTRATION Tess Yoonji Lee.
  32. Pride & Prejudice AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR projet personnel GRAPHISME Leigh-Anne Mullock.
  33. Mansfield Park AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR projet personnel GRAPHISME Leigh-Anne Mullock.
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7 décembre 2012

Une de mes collections favorites a été designée par Megan Wilson. La signature de la collection est une série de triangles qui se prolongent sur le dos. Ils ont été inspirés par la Everyman’s Library mais me font penser à l’encoche qui permettait aux photographes de reconnaître le sens des plaques de verre dans leur chambre noire.

De charmantes gravures de modes de N. Heideloff ont été choisies pour illustrer les romans de Jane Austen.

Une collection douce et efficace !

  1. Pride & Prejudice AUTEUR Jane Austen GENRE Roman GRAPHISME Megan Wilson ILLUSTRATION N. Heideloff ÉDITEUR Vintage Books Acheter ce livre en anglais.
  2. Mansfield Park AUTEUR Jane Austen GENRE Roman GRAPHISME Megan Wilson ILLUSTRATION N. Heideloff ÉDITEUR Vintage Books Acheter ce livre en anglais.
  3. Northanger AUTEUR Jane Austen GENRE Roman GRAPHISME Megan Wilson ILLUSTRATION N. Heideloff ÉDITEUR Vintage Books Acheter ce livre en anglais.
  4. Sense & Sensibility AUTEUR Jane Austen GENRE Roman GRAPHISME Megan Wilson ILLUSTRATION N. Heideloff ÉDITEUR Vintage Books Acheter ce livre en anglais.
  5. Jane Eyre AUTEUR Charlotte Brontë GENRE Roman GRAPHISME Megan Wilson PHOTOGRAPHIE Katherine WolkoffÉDITEUR Vintage Books Acheter ce livre en anglais.
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2 décembre 2012

Pour prolonger le plaisir, Emma et 5 autres romans brodés à la main par Jillian Tamaki et Rachell Sumpter. La broderie continue sur les rabats et l’envers est visible avec tous ses nœuds en deuxième et troisième de couverture. C’est très impressionnant ! Pour souligner ce travail minutieux en volume, les couvertures sont embossées. Des petites merveilles de Penguin Books !


  1. Emma AUTEUR Jane Austen ÉDITEUR Penguin Books ART DIRECTOR Paul Buckley GRAPHISME ET ILLUSTRATION Jillian Tamaki Acheter ce livre en anglais.
  2. Black Beauty AUTEUR Anna Sewell ÉDITEUR Penguin Books ART DIRECTOR Paul Buckley GRAPHISME ET ILLUSTRATION Jillian Tamaki Acheter ce livre en anglais.
  3. The Secret Garden AUTEUR Frances Hodgson Burnett ÉDITEUR Penguin Books ART DIRECTOR Paul Buckley GRAPHISME ET ILLUSTRATION Jillian Tamaki Acheter ce livre en anglais.
  4. The Wind in the Willows AUTEUR Kenneth Grahame ÉDITEUR Penguin Books ART DIRECTOR Paul Buckley GRAPHISME ET ILLUSTRATION Rachell Sumpter Acheter ce livre en anglais.
  5. The Wizard of Oz And Other Wonderful Books of Oz AUTEUR L. Frank Baum ÉDITEUR Penguin Books ART DIRECTOR Paul Buckley GRAPHISME ET ILLUSTRATION Rachell Sumpter Acheter ce livre en anglais.
  6. Little Women AUTEUR Louisa May Alcott ÉDITEUR Penguin Books ART DIRECTOR Paul Buckley GRAPHISME ET ILLUSTRATION Rachell Sumpter Acheter ce livre en anglais.

En bonus, un interview du directeur artistique de Penguin Books, Paul Buckley et de l’illustratrice Jillian Tamaki.

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